C’est notamment grâce au
soutien moral du Père Gildas Beauchêne qui était alors le curé de la paroisse
de La Grave et à celui de Jean-Paul Durand, le maire de La Grave en 1998.
Celui-ci a alors accompagné les premières démarches de Mr Puaud auprès des
différentes collectivités locales et surtout auprès de La Drac
d’Aix-en-Provence.
La première édition du
festival se déroula les 29 et 30 juillet 1998. Les pianistes Pierre-Laurent
Aimard et Roger Muraro se partagèrent
les 13 pièces du Catalogue d’oiseaux de Messiaen. L’ensemble vocal Musicatreize
interpréta les « Cinq Rechants » et le
festival se conclut par un «Quatuor pour la fin du Temps » avec Marie-Josèphe
Jude au piano, Pascal Moraguès à la clarinette, Marco Rizzi au violon et Jérôme
Pernoo au violoncelle. L’enthousiasme fût général : la découverte de la musique
de Messiaen pour beaucoup et la merveilleuse acoustique de l’église de La Grave
émerveillèrent le public et les artistes. Tous se donnèrent rendez-vous à
l’année suivante et le rythme annuel fût ainsi institué ! Dès la deuxième
année, le festival devint thématique explorant année après année tantôt les
centres d’intérêt de Messiaen ou les influences du maître. Parfois, le festival
évoque la personnalité de compositeurs prestigieux qui furent ses élèves au
Conservatoire de Paris. Ce fût le cas en 2010 avec Pierre Boulez. Ce sera le
cas cet été avec George Benjamin et Alexander Goehr.
En ce qui concerne l’avenir
du festival, il est à noter que la programmation de l’édition de 2014 est déjà
assurée. L’enjeu de la 20ème
édition pour Mr Puaud, quand elle aura lieu, sera de rassembler un grand nombre
de musiciens qui ont contribué à l’histoire du festival et que chacun d’eux puisse créer une œuvre à cette occasion.
« Pour ce qui est de
cet été, nous avons la chance d’accueillir deux compositeurs anglais qui furent
élèves dans la classe de Messiaen. Et, plus extraordinaire, l’un fût
ensuite le second professeur de l’autre : Alexander Goehr dont l’œuvre est malheureusement
peu connue en France. La meilleure preuve en est que le programme comprend la
création française de six de ses œuvres. C’est un grand
privilège pour le festival de recevoir
un compositeur de l’envergure de George Benjamin qui est à mes yeux le
plus grand compositeur vivant de sa génération », ajoute Gaëtan Puaud.
Comme mot de la fin, et
je crois que nous pouvons tous être admiratif : « Je suis heureux que
ce festival Messiaen au pays de la Meije se soit installé comme l’une des
grandes manifestations musicales de l’été malgré la modicité des moyens dont il
dispose », et nous ne pouvons qu’être d’accord avec cela.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire